addiction_jeux-pad
S’il y a une question qui déchire le monde vidéoludique (en dehors des guerres stériles entre consoleux et PCistes, mais je m’égare) c’est la douloureuse question de l’éventuelle addiction aux jeux vidéos. Lorsque l’on s’attarde sur le comportement de certains joueurs lorsqu’ils jouent en multi ou que l’on s’arrête sur certains messages laissés sur certains forums, le néophyte peut parfois se demander dans quelle dimension parallèle il a bien pu tomber. Mais la réalité des choses est un peu plus complexe que cela.
Oui, les jeux sont parfois addictifs…
World of Warcraft, Call of Duty, StarCraft II… sont des exemples bénis pour certains média généralistes qui se pâment de détenir une vérité absolue pour dire aux parents de protéger leur progéniture de ces incarnations diaboliques. Certains joueurs sont passionnés et jouent énormément à un jeu en particulier. Cela peut passer pour une addiction. Et je reconnais volontiers passer beaucoup de temps sur certains jeux. Et souvent seul. Est ce Ue ça fait de moi un drogué à enfermer ? D’après le DSM-IV que j’ai manipulé puisque j’ai étudié la psychologie, l’addiction aux jeux vidéo n’en est pas une. En un mot, oui certains jeux nous emportent dans leur univers, mais de là a parler de drogue c’est un peu exagéré.
… Mais il ne faut pas oublier certains bons cotés de ces softs. 
Contrairement à cette idée répandue dans le grand public qui revient à dire jeu vidéo = solitude absolue, demandez aux joueurs comment se passe les rencontres IRL, les tournois de Versus Fighting où les joueurs se rencontrent, s’affrontent et parfois se donnent des conseils de jeu… Le jeu vidéo est un médium social, quoi qu’on en dise. Le jeu vidéo permet de vivre des expériences uniques, les développeurs laissent galoper leur imagination pour notre plus grand plaisir. Alors je vois venir de loin l’argument massue de famille de France qui parle si souvent de l’interactivité nocive des jeux vidéos. J leur rétorquerais que dans les années 60, le rock et la télévision étaient considérés comme des activités diaboliques. Quand on voit les émissions de télé-réalité infantilisantes qui sont servies à nos enfants aujourd’hui, c’est autrement plus nocif qu’une partie de Mass Effect où l’on sauve la galaxie…
eswc
Si je suis drogué aux jeux vidéos, eh bien je suis fier de l’être. Et mes futurs enfants vivront avec des consoles à la maison. Bien sûr, je ne ferais pas comme certains parents qui prennent la console comme nounou d’appoint. Ce sera cadré bien évidemment. Mais je prendrai un malin plaisir à guider mes enfants à travers la plaine d’Hyrule ou encore dans le monde fantasmagorique d’ICO. Un exemple ? Ce magnifique témoignage d’Eric Viennot, développeur français et père de famille. Si après ça on me dit que le jeu vidéo est dangereux pour la santé. Je ne comprends pas ce qu’il faut de plus pour convaincre nos détracteurs. Est ce que on accuse un cinéphile d’être drogué en regardant des films ? Non ! Alors lâchez nous la grappe avec vos poncifs dépassés. A bon entendeur…
Vidéoludiquement vôtre,
 
Utori